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Petit Grégory au Japon

Bilan

Je profite des ces dernières entrées dans ce blog pour tirer un bilan de mon année de l’autre côté du monde. Au départ, j’avais prévu de rester 2-3 ans dans ce pays avant de passer à autre chose. Mais vu la crise économique, je revois mes ambitions à la baisse et rentre plus tôt que prévu. Cependant, ce retour plus tôt que prévu n’est pas un échec et je rentre avec un bon sentiment.

En effet, j’aurai tout de même vécu une année forte, qui dans mes souvenirs me paraitra comme bien plus longue, tant les souvenirs sont nombreux et forts. J’aurai pu tout de même apprendre une bonne base de japonais, permettant de me débrouiller tranquillement pour la vie de tous les jours. J’aurais voulu connaitre la langue plus complètement, pour pouvoir l’utiliser professionnellement sans rougir, mais je vois que cela nécessiterait plusieurs années et que non seulement cela ne vaut peut-être pas la peine professionnellement (l’importance du japonais dans le monde est presque nulle), mais je ne suis pas sûr de vouloir passer encore plusieurs années dans ce pays. En effet, la culture de ce pays est très différente de la notre et même si c’est très enrichissant et que certains aspects sont très agréables, d’autres facettes de la vie ici ne me plairait peut-être pas à long terme.

En dehors de cela, j’ai pu connaitre l’esprit d’entreprise et la culture du travail japonaise, qui doit être unique au monde et au combien différente du monde occidental. Jai pu faire cela de l’intérieur, en vivant seul parmi les japonais, un peu a la manière que Diane Fossey utilisa à son époque (ouai, un brin moins dangereux tout de même).

 

En résumé et en dehors de certaines personnes et d’autres choses inavouables, voilà un peu les choses qui me manqueront… ou pas!

Ce qui me manquera:

- la bonne nourriture, les soirées dans les izakayas a manger et boire de délicieux mets

- l’impression d’être une star mondiale à chaque fois que des gens me montrent du doigt ou me parle dans la rue (ou lorsque des jeunes filles inconnues lancent des “I LOVE YOU” dans la rue)

- la bonne ambiance entre collègues et les multiples sorties nocturnes ou sportives

- les nombreux voyages toujours intéressants d’un pays qui m’était totalement inconnu il y a peu

- être traiter comme un roi à chaque fois que l’on entre dans un magasin

- les aventures inattendues dues au choc culturel (maid cafe, journée sportive,...)

- le dépaysement, l’impression d’être sur une autre planète et de vivre quelque chose de vraiment fou

- passer mes soirées à apprendre le japonais et constater que cela fonctionne et que je m’améliore

-        remarquer que mes études des idéogrammes portent leurs fruits et que je peux lire correctement le mode d’utilisation du jet des toilettes

-        le calme, la propreté, la politesse

-        les mini-jupes hivernales…

-        Et enfin, d’observer mes collègues dormir au travail, les gens dormir dans le métro, dans l’ascenseur, assis, debout, couché,…

 

Ce qui ne me manquera pas:

- manger du riz et de la soupe miso trois fois par jour

- vivre dans une chambre de 4mx2m et avoir les douches et les WC beaucoup trop loin de mon lit à l’étage du dessous

- la trop grande retenue et politesse des japonais

- l’intérêt parfois ennuyant des japonais à mon encontre, simplement parce que je suis différent, comme si jetais un extraterrestre

- le fait d’être 100% dans l’entreprise, même lorsque je dors ou fais du sport

- de ne pas pouvoir parler correctement la langue et d’être ainsi incapable de participer à certaines discussions

- m’ennuyer au travail et ne recevoir aucune tâche

- être traiter comme un roi à chaque fois que l’on entre dans un magasin (ouai, ça saoule au bout d’un certain temps)

- passer mes soirées à apprendre le japonais sans constater aucune amélioration significative

-        remarquer que mes études des idéogrammes ne portent aucun fruit et que je ne peux toujours pas lire correctement le mode d’utilisation du papier de toilettes

 

Bref, malgré la longueur des deux listes, je pense que j’ai eu droit a une expérience formidable, mais qu’une certaine pause “Suisse” est nécessaire, avant de repartir, une fois l’esprit reposé, la carrière relancée et le porte-monnaie renfloué pour de nouvelles aventures…

 


Week-end de Ski

Même si on ne voit pas souvent des Japonais descendre le Lauberhorn à 150km/h, le ski est un sport très populaire au Japon. Il fallait donc que j’aille dans une station japonaise, pour voir à quel point c’est différent. J’ai pu voir tout ça, grâce au travail d’organisations de quelques collègues, qui m’ont invité pour un week-end de ski à Zao, station très connue au Japon. Voilà donc en exclusivité le rapport de ce beau week-end, accompagné par 20 (!) collègues.

Départ à 5h du matin le samedi, en voitures. Bien entendu, comme j’habite « seulement » à deux heures au nord de Tokyo, il fallait aller encore plus loin pour trouver de la neige (chose encore inaperçue cette année). 4h30 plus tard, arrivé à notre ryokan, une sorte d’auberge. Dépôt des sacs, prise du matériel de ski et départ pour les pistes. Comme le sommet le plus élevé du site est à 1'700 mètres, c’est un décor assez différent de nos stations de ski. Les montagnes sont en effet de grandes forêts, où on a rasé une partie pour faire place aux skieurs. Cela donne un paysage très différent et ma foi aussi très joli. Mais bon, ce n’est pas de la très haute montagne.

 


 

Première journée de ski difficile, cela étant du à une visibilité nulle (brouillard dense), un froid de canard et un matériel de m… Retour à 17h dans notre auberge pour… ce qui suit toujours une journée de ski… devinez… Et non, ce n’est pas l’après-ski ou une beuverie quelconque, mais des bains spas. En effet, au Japon, ce qui suit une journée de ski, ce sont des bains (onsen), dans l’eau provenant du centre de la terre et comportant du souffre (dans cette région, mais chaque région à sa spécialité). Un bon petit bain chaud avec mes collègues, suivi d’un bon repas dans l’auberge.

 

Ensuite, j’avais imaginé qu’on sortirait dans une izakaya pour boire un verre ou deux. Sauf que tout avait été préparé : Petite fête dans notre chambre (les chambres étaient assez grandes, puisqu’on dormait à 6 dedans), avec jeux suivis du dernier verre avant d’aller dormir. Lorsque les jeux ont commencés, j’ai eu un peu peur de m’ennuyer ferme, car les jeux japonais sont parfois très « gamins ». Mais finalement, c’était vraiment pas mal et très marrant. On a même eu droit au pauvre type qui a dû manger un sushi au wazabi (voir la photo ci-dessous).

 


 

Jour suivant, retour sur les pistes et cette fois par un temps magnifique. Pas un nuage et on découvre enfin le paysage, les montagnes environnantes, ainsi que la neige sur laquelle on a skié le jour précédant sans vraiment apercevoir nos skis. Bonne journée de ski, avec la vue au sommet (c’est pas le Cervin, mais bon). Ci-dessous, les photos de la forêt sous une neige épaisse. Vraiment très joli (ces gros trucs blancs sont des arbres...), c’est impressionnant de skier dans ce paysage…

 

Ensuite, nouveau spa, cette fois dehors (première fois que je me baladais à poil dans la neige). Retour dans notre belle contrée vers les 20h. Très bon week-end, malgré que la station ne vaut pas tout-à-fait Zermatt… Plus de photos dans le dossier Voyages, Ski à Zao (désolé pour la qualité, mais elles ont été prises avec mon natel, puisque ma caméra est récemment décédée).

 


 


Vacances de Nouvel An

  Après tous mes durs labeurs, et ce, même à Noël, j’ai enfin pu profiter de longues vacances et fêter l’arrivée de la nouvelle année comme il se doit. Comme j’avais congé du samedi 28 décembre au dimanche 4 janvier et que totalement par hasard, ma cousine Guenaelle, mon cousin Mikael et mon vieux Romain se trouvaient au Japon, on a pu se retrouver et passer nos vacances ensemble. Bon, en fait, ce n‘était pas du hasard, bien entendu. Comme je les aime du plus profond de mon cœur, j’avais déjà tout réservé et préparé à l’avance : hôtels, trains, visites en tous genre, repas et menus variés, introduction à la culture japonaise, séances de massage,… et pis quoi encore?! Faut pas rêver, j’avais autre chose a faire. Je me suis contenté de réserver les hôtels et c’était bien suffisant.

 

Comme je travaillais encore le jour de leur arrivée, je les ai retrouvés après le travail, à Tokyo. Le planning était serré, car après avoir séché nos larmes de retrouvailles, il nous fallait rapidement acheter les billets de train et filer pour Osaka. Apres 3h de train, nous sommes arrivés à 23h30 devant l’auberge, réservée en avance par le petit Grégory. Malheureusement cette porte se trouvait fermée et personne ne répondait à mon tapage nocturne. Pour une raison inexpliquée, cette auberge n’avait pas non plus répondu à mes nombreuses tentatives d’appels téléphoniques durant la journée. Bref, proche de minuit, à Osaka, sans hôtel, mais avec plein de bagages, ce n’était pas très réjouissant, surtout pour mes compagnons qui venaient directement de la Suisse le jour-même. Heureusement, le chauffeur de taxi nous a rapidement trouvé un hôtel, très bien situé et avec de bonnes chambres (en plus, Yoda travaillait a la réception). Finalement, ce fut un petit coup de panique, mais sans conséquence.


 

Le lendemain, on a visité Osaka, ce qui est relativement rapide, car il n’y a pas énormément de choses dignes d’intérêt dans cette très grande ville (a part le château, voir la photo ci-dessous). Pourquoi y aller me direz-vous?! En fait, Osaka est le centre de la deuxième grande métropole du Japon (Tokyo étant la première) et depuis Osaka, on peut facilement accéder les villes environnantes, telles que Kyoto, Kobe, Nara ou Himeji. De plus, la vie nocturne d’Osaka est assez mouvementée, selon les critères japonais en tous cas. Voilà pour le choix.

Le jour suivant, visite de Kyoto. C’est la troisième fois que j’y allais, mais je l’apprécie de plus en plus. C’est une ville vraiment différente, par les nombreux, très nombreux temples, qui ont des particularités qui les rend intéressants. On est allé voir le magnifique Pavillon d’Or, mais également des jardins Zen. Qu’est-ce que c’est?? C’est un jardin de pierres. Original, non? C’est une étendu de pierres, d’arbres, de mousse et de rochers, délicatement et artistiquement déposés. Les visiteurs se trouvent légèrement en hauteur et le but de la visite est de méditer sur la signification peu évidente de ce jardin. Bien entendu, il est interdit de marcher dedans ou de modifier ces compositions rocheuses, conçues et crées il y a plus de 1000 ans. Je ne sais pas sur quoi méditait Mikael, mais ce fut si fort qu’il en a lâché son billet d’entrée, qui s’en est allé voler sur le jardin. Malheureusement, je n’ai pas pensé à prendre la photo de Mikael, couché sur le ventre, tendant le bras en avant pour récupérer son billet, sans déranger les cailloux, devant le regard médusé (et un brin moqueur) des autres visiteurs.

 

Apres avoir passé une journée à faire la queue à Universal Studios d’Osaka (environ 2h d’attente par attraction…bof, bof), on a profité de notre dernière journée dans le Kansai pour aller à Nara, le berceau de la religion au Japon. On y a vu les plus vieux temples du pays, mais surtout plein de biches. En effet, plus de mille biches sont en liberté dans le parc de la ville (où se trouvent quelques temples). Bon, je ne connais pas trop la raison de cela, mais c’est divertissant en tous cas.

 

Le 31 décembre, nous avons repris le train, pour retourner à Tokyo, afin d’y passer le reste de leur séjour. Si Osaka les avait déjà impressionnés par la taille et la foule, Tokyo les a mis “sur le cul” (à part Romain qui connaissait déjà). Comme a dit Mika: “on dirait une ville du Monopoly”.

 

Pour Nouvel An, on a soupé deux fois, joué aux cartes (comme tous les jours en fait), bien bu différentes choses, quelques litres de sangria et on est allé sous la Tour de Tokyo. Comme les Japonais font Nouvel An en famille et vont au temple, on s’était dit que c’était intéressant, mais que voilà quoi, on préférait chercher un endroit où les gens sont peut-être pas tous Japonais, mais font la FETE pour accueillir la nouvelle année. On s’est tout de même retrouvé devant un temple à minuit, puis on a suivi la foule sous la tour. On a pris mille photos et on s’est incrusté sur les photos des autres (hilarant n’est-ce pas??), avant de poursuivre dans le quartier de Roppongi, ou j’avais ouïe dire que les sorties nocturnes se font a la façon occidentale, c’est-à-dire dans des bars et discos.  J’avais aussi lu que c’était sale et vraiment peu “japonais” (Je n’y étais d’ailleurs jamais allé pour cette raison). Ben, c’était vraiment sale et pas japonais du tout (même pas sûr que l’on en ait vu un ou une…). On a tout de même bien fêté, bien dormi dans le métro de retour et eut la tête douloureuse le 1er janvier. Mission accomplie donc.

 

 

Pour le reste du séjour à Tokyo, on a visité la ville, bien mangé dans des izakayas (chose favorite de toutes les visites qui sont venues de Suisse, Guenaelle s’en réjouissait dès le matin…), 1-2 fois au McDo (pourquoi pas finalement?!), observé les bizarreries des Japonais (les pieds qui traînent, la manière de marcher des Japonaises, les minijupes d’hiver, un tour dans un maid café, quelques mangas dégoutants,…). Si vous voulez en savoir plus sur nos soirées, que vous imaginez certainement folles, sachez qu’il n’y a rien à signaler! Ah, si, quand même: Guenaelle a bien avancé dans son livre… :)

 

Ce fût de bien belles vacances, mais pas très reposantes, pour eux encore moins que pour moi j’imagine. Dans tous les cas, tout s’est vraiment bien passé, que de bons souvenirs. J’en profite pour dire encore une fois un grand MERCI aux trois visiteurs, ainsi qu’à toutes les personnes qui les ont chargés de chocolats, biscuits,… MERCI

 

PS: Comme je n’avais rien à faire, j’ai écrit cet article au travail, durant mes heures de travail. Si vous vous demandez comment je fais pour profiter comme ça, sans avoir mauvaise conscience, je peux vous informer que durant toute l’écriture de ce précieux article, ma collègue d’en face a dormi profondément. Sa tête est désormais 20cm plus basse qu’au début de ma rédaction! J’attends le jour béni ou elle va vraiment s’écrouler de sa chaise… Vous en serez les premiers informés! Mouahahaha.

 

PS2 : En bonus, je vous offre les photos de la preuve que nous avons joué aux cartes absolument partout (en faisant la queue à Universal, dans un parc de Tokyo), ainsi que Mika et la seule biche qu’il a pu toucher (haha, tu m’en voudras pas p’tit Moka…) ! Plus de photos dans le dossier Voyage, Guen-Mik-Rom

 

 

 


Visite de Suisse

 Le dernier week-end, j’ai reçu la visite de mon papa, à Tokyo à l’occasion d’une exposition de machines-outils. Samedi, lors de l’exposition, j’ai ainsi pu me retrouver dans une ambiance particulière. On était bien au Japon, avec des Japonais habillés en noir et blanc, mais avec un nombre important d’exposants étranger. Sinon, la foule a rappelé que l’on était bien à Tokyo. Les gens faisaient la queue pour voir des machines, il fallait jouer des coudes pour avancer,… En bref, imaginez comment on met 12 Japonais dans une cabine téléphonique et vous aurez une idée de la foule dans cette grande exposition.

Le soir, on était invité par l’entreprise de vente japonaise avec d’autres exposants pour un repas sur un bateau dans la baie de Tokyo. J’imaginais que les Japonais laisseraient la place à leurs clients étrangers, en imposant le moins possible leur culture. J’avais tort. Ils ont même imposé le traditionnel karaoké durant le repas. Grande surprise. Imaginez-vous inviter des clients à un karaoké en Suisse… Bien  entendu, au départ tout le monde était très gênés à l’idée d’aller chanter lors d’un repas qui était plutôt censé être professionnel. Comme j’ai l’habitude des sorties de travail « à la japonaise », j’étais certainement plus à l’aise que certains (ce n’est pas pour autant que je chantais mieux…). Mais l’alcool aidant, certains se sont laissés aller et finalement, le bateau a presque dû faire un tour de plus dans la baie, afin de laisser tout le monde chanter « encore une », « encore une » (un certain chanteur de Pink Floyd se reconnaîtra ici…).

 

De plus, j’ai pu savourer un peu plus mes nouvelles connaissances de la langue japonaise. Lorsque je peux répondre en japonais à un Nippon qui me posait une question en anglais, ça leur fait un petit choc qui fait plaisir à voir. Ce n’est certainement pas habituel dans ce milieu internationalisé. En fin de soirée, après de nombreux verres de sakés certainement, un d’entre eux est carrément tombé à genoux en s’exclamant que c’était extraordinaire. Moi qui avais toujours voulu être Dieu et qu’on se prosterne devant moi, ça m’a fait rudement plaisir…

Le dimanche, accompagné de mon papa, nous sommes allés à Kamakura. J’y étais déjà allé en août, mais cette fois-ci, deux choses ont changés : premièrement, c’était dimanche et on n’était pas les seuls à avoir eu cette idée. Résultat : on s’est retrouvé dans une foule condensée, que ce soit dans le métro ou dans les rues. Ensuite, comme on s’approche de l’hiver, le ciel s’est découvert et on a pu voir le Mt-Fuji. Il était encore très éloigné, mais est vraiment imposant. Bon, pour une raison obscure que je désire connaître, les montagnes ont toujours l’air plus petite sur les photos qu’elles ne l’étaient en réalité. Donc, il a l’air minuscule sur la photo, ce qui ne retranscrit pas la réalité !!! Malgré que je l’ai gravit, je ne l’avais pas encore vu, donc j’ai bien profité de la vue.

 

Plus de photos se trouvent dans le dossier Visite Calin, dans Voyages.