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Petit Grégory au Japon

Shanghai

Imaginez vivre dans un musée 6 mois, où le calme règne, les gens ne parlent pas mais chuchotent, où lorsqu’ils s’asseyent ils s’endorment presque immédiatement et où une équipe bien organisée nettoie en permanence les moindres recoins. Ensuite, après 6 mois de ce calme, vous sortez et vous retrouvez dans une foire où les gens parlent fort et te tire par la main pour te vendre n’importe quoi (ou même n’importe qui…). C’est en gros l’expérience que j’ai eu en passant 4 jours à Shanghai. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le Japon et la Chine sont des pays très différents.

 


 

Pour les personnes qui ne sont pas au courant, je suis allé à Shanghai rendre visite à mon frère Vincent, qui y a vécu ces six derniers mois, alors que mon père est venu depuis la Suisse pour que l’on se retrouve tous sous le soleil chinois. Et pour le soleil, on a été servi. La chaleur est tout simplement intenable, on se sent bien seulement dans les voitures, le métro ou les bâtiments qui ont la climatisation. On a visité ensemble Tong Li, une ville remplie de canaux et Shanghai, une ville remplie de buildings, encore plus grands que ceux du Japon. On sent que les gens ne sont pas très riches, mais on sent aussi que beaucoup de choses bougent et que la ville est très internationale. Bon, on nous a tout de même pris en photos plus souvent que ça m’arriverait à Tokyo...

 

On est aussi passé dans un fake market, pour acheter différentes choses. Je sais pas si c’est seulement à cause de la tranquillité du Japon, mais je me sentais pas trop à l’aise parmi tous ces Chinois qui te proposent tout et n’importe quoi, en parlant bien fort et dans un bon anglais (meilleur que celui des Japonais en tous cas). Ensuite, il y a encore la phase de marchandage, où le prix de base peut être divisé par 7 (!).

Dans le métro, on a eu droit à une scène d’un enfant qui hurlait pour une raison inconnue. Tous le wagon s’en est mêlé, parlant au gosse, à la mère ou à d’autres personnes, hurlant presque. J’ai bien compris la différence en rentrant depuis l’aéroport de Tokyo. Sur les 40 personnes dans le métro, il y en avait 20 qui dormaient, 10 qui avaient un livre devant leur nez, mais les yeux clos, 5 qui regardaient dans le vide et seulement un couple qui a parlé durant peut-être 1-2 minutes, mais tellement bas que je n’entendais rien, malgré qu’ils étaient juste en face de moi. Et pour ceux qui remarque qu’on n’arrive pas à 40 personnes, c’est parce que moi-même je me suis endormi avant d’arriver au bout du compte…

Alors que je me disais que les Chinois nous observait et nous prenait en photo encore plus qu’au Japon, deux écolières m’ont montré que c’est peut-être pas le cas. Alors que je passais à côté d’elle dans le train me ramenant à mon dortoir, elles se sont retournées pour me regarder défiler et rigoler un bon coup. Ce n’était pas discret et je les avais bien entendu remarquées. Sauf qu’en se retournant, elles ont oublié de se tenir à quelque chose, et lorsque le train a freiné, ces deux pauvres filles ont volé à travers le wagon pour s’étaler par terre. Je n’ai pas pu m’empêcher de leur montrer que j’étais bien heureux de la « chute » de cette histoire !

On aura bien profité, vu des quartiers très modernes, certains charmants, d’autres très pauvres et très sales. Merci encore à vous deux pour ce mémorable week-end prolongé !! Plus de photos dans le dossier Shanghai, sous Voyages…


Mon travail

 

Lorsque j’avais reçu ma réponse positive concernant l’offre de stage il y a environ un an, on m’avait décrit le projet sur lequel je travaillerais comme étant : "Development of the Actuator using Pyrolyzed Polymers". C’était donc prometteur, comme vous en conviendrez (ou pas…). Cependant, à peine arrivé, j’ai pu remarquer que personne ne savait ce que signifient ces mots et qu’aucun projet n’est réellement préparé pour moi.

La première phase a été d’expliquer ce que j’ai appris à l’école (ils ne savaient même pas que j’étais diplômé…). La deuxième phase a été pour moi d’attendre que l’on me donne un travail à faire, alors que cette phase consistait pour eux à attendre que je leur propose moi-même une idée de projet. Comme on attendait tous, rien ne s’est passé durant plusieurs semaines…

Finalement, ils m’ont mis sur la voie du développement d’un capteur tactile, utilisable par exemple sur un robot humanoïde. Le but d’un tel système est de permettre au robot de comprendre lorsqu’on le touche, caresse ou tape violemment, ce qu’il lui permettrait ensuite de réagir en fonction. La méthode de travail est différente de ce que j’avais connu jusqu’ici, puisque je dois commencer à zéro et me débrouiller pour inventer quelque chose « d’original » (sic !).

Le sujet est donc quelque chose de bien japonais. En effet, les entreprises européennes n’investissent plus ou moins rien (pas que je sache en tous cas) dans les projets de robots humanoïdes ou androïdes. C’est tout le contraire ici, puisque toutes les grandes entreprises japonaises créent leur propre robot, qu’ils améliorent au fil des ans. Hitachi a donc également son propre robot, dont j’ai mis la photo ci-dessous.

Le but de ces androïdes sont à long terme d’aider les êtres humains dans les tâches ménagères, s’occuper des enfants ou personnes âgées ou encore travailler à la place (ou avec) des humains dans les usines. Bon, pour le moment, ils ne vendent pas des masses de robots, puisque c’est principalement un investissement pour le long terme. Et surtout, ils poussent la concurrence à l’extrême avec les autres entreprises et la Corée du Sud, ennemi de toujours (le gouvernement de Corée du Sud a lancé un programme de plusieurs milliards avec comme but avoué d’avoir un androïde dans tous les ménages d’ici 2020 !). La réflexion est large, puisqu’il y a déjà des débats sur des projets de lois traitant de la place du robot dans la société (par exemple, peut-il y avoir des mariages humain-robot ?). Bref, des choses que l’on ne connaît pas du tout « chez nous ».

Durant les cours à l’EPFL, la seule fois où on a parlé de ce genre de robot, c’est lorsqu’un professeur de robotique a déclaré cinglement à propos du chien SONY (robot ressemblant à un chien) : « Si on peut faire de telles imbécilités, c’est le signe de la décadence de l’humanité » (qui a reconnu ce prof ?? pas difficile !). Pour nous autre européens, un robot aura l’apparence qui sera utile pour sa fonction, alors que les Japonais veulent faire un robot qui ressemble à un être humain, avec les mêmes défauts.

On a souvent des professeurs qui viennent faire une présentation à l’entreprise, parfois de très loin (Massachussetts, Berlin). La semaine passée est venue une star du développement d’androïdes au Japon, le Professeur Ishiguro. J’avais déjà lu des articles sur ses travaux sur le Net et à la base, il me faisait plutôt peur. Il a créé des robots, qui ressemblent vraiment à des humains, dont un qui a été fait à son image. Il lui a même implanté ses propres cheveux… Il nous a expliqué entre autres comme quoi les craintes que l’on a envers ses androïdes sont normales et disparaîtront au fil des ans, lorsque les robots seront mieux fait. Bon, comme je ne comprenais plus ou moins rien à sa présentation, j’ai passé l’heure et demie à réfléchir à cette question essentielle : Est-ce que le Professeur serait en train de se la couler douce à Hawaii, alors que son androïde nous fait cette présentation ?

 

 

 

 

 

Pour plus de frissons, regardez les vidéos du double du professeur Ishiguro.

http://video.google.com/videosearch?hl=fr&client=firefox-a&rls=org.mozilla:fr:official&hs=9TG&q=ishiguro%20android&lr=&um=1&ie=UTF-8&sa=N&tab=wv#

 

 


Une nuit mémorable avant Yokohama

 Voilà le compte-rendu de mon dernier week-end. Samedi, j’avais rendez-vous avec un collègue et sa femme à Tokyo pour se balader en ville. Une nouvelle fois, j’ai été immergé dans l’hospitalité des Japonais. En effet, sa femme, que je n’avais jamais rencontré semble s’être fortement réjouis de cette journée. Elle avait mis un kimono juste pour moi (si son mari n’avait pas été avec, j’aurais pris ça pour de la drague, mais bon…) et surtout préparé tout un programme. En bref, on a mangé dans un très bon restaurant (qu’elle avait réservé), visité des parts de la ville que je ne connaissais pas, visite d’un musée,  pris le bateau, le train, le bus et beaucoup marché. Ca s’est terminé au port de Tokyo, où on a mangé dans une izakaya. Parmi tous ces plats, il y avait… De la fondue au fromage. Bon, le nom est tout ce qu’elle partage avec notre fondue de « chez nous », je vous laisse juger selon la photo ci-dessous (ça ressemblait à du fromage que l'on trouve dans les cheesburger du McDo..).

 

 

Ce fut une belle journée et en plus j’ai eu droit à toutes ces bonnes choses gratuitement. Ils ont en effet insisté pour payer toute la journée. Ca fait vraiment partie de la culture de se réjouir comme ça, malgré qu’ils ne me connaissent pas vraiment et de me servir comme si j’étais le roi. Et le fait que je sois un étranger n’est pas déterminant, puisqu’ils se comportent également comme ça entre Japonais. C’est sympa en tout cas ! (mais il y a aussi des côtés négatifs que je ne dévoilerai pas ici (la flemme))

 

 

 Après avoir mangé, on est allé « s’amuser ». Et là, c’est assez différent de nos habitudes nocturnes, puisque l’on est allé jouer à des jeux que je classerais dans la catégorie 2-5 ans. Genre jouer avec des quilles en plastique, faire des pyramides de plot en évitant de faire dérailler un train,… Je me demandais quand même comment un couple de plus de 30 ans pouvait apprécier ces jeux. Mais bon, c’est leur culture… Bref, on s’est un peu attardé et lorsque je suis arrivé à 22h30 à mon auberge, où j’avais soigneusement réservé une chambre, j’ai appris que comme j’étais arrivé tard, ils avaient donné ma chambre à quelqu’un d’autre. Je me suis donc retrouvé dans les rues de Tokyo à 22h30. Super plan n’est-ce pas. Sur le conseil de la gérante de l’auberge, je suis allé à un poste de police, demander si ils pouvaient m’aider. Ils ont fait 3-4 téléphones à des hôtels, mais trouver une chambre à 23h un samedi à Tokyo, c’est mission impossible.

Je me voyais déjà devoir payer une fortune pour une chambre (les hôtels chers sont sûrement moins pleins que les auberges de jeunesse), lorsque je me suis souvenu que Tokyo offre 1001 possibilités pour passer la nuit. J’ai finalement filé dans le café internet le plus proche où j’ai passé la nuit. Ca peut paraître bizarre (un peu quand même, non ?!), mais au Japon, les cafés internet sont ouverts 24h/24h et on possède une sorte de petite case individuelle, un fauteuil assez confortable et on peut se servir librement et gratuitement de boissons. Bref, j’irais pas jusqu’à dire que j’ai passé une nuit enchanteresse, mais j’ai tout de même suffisamment dormi et pour moins de 25CHF. Bon, par contre, pour la douche, faudra repasser…

Le lendemain, j’ai profité d’être à Tokyo pour aller visiter Yokohama. C’est la deuxième plus grande ville du Japon, mais comme rien ne la sépare de Tokyo, elle fait partie de la mégapole  Tokyo. Elle a une histoire intéressante, puisqu’il y a 150 ans, c’était un village d’une centaine de pêcheurs. Puis, comme les USA ont choisi ce port près de Tokyo pour faire des échanges avec le Japon, la ville s’est agrandie et compte maintenant plusieurs millions d’habitants. C’est la ville Japonaise qui conserve un fort pourcentage d’étranger (bon, c’est pas Genève non plus…) et une architecture très moderne. Il y  a même un Chinatown ! Je suis passé par hasard près du stade de Baseball alors qu’un match allait commencer. Ca devait être l’équivalent japonais d’un Barcelone-Madrid, Liverpool-Manchester (ou Bévilard-Court), c’était noir de monde et chose inhabituelle, les femmes supportrices étaient nettement plus nombreuses que les hommes. Je vais commencer à m’intéresser au baseball je crois…

  

Bon, à comparer de l’immense Tokyo Yokohama est petit et c’est réellement rien de plus qu’un quartier de Tokyo. En dessous des photos du port, de la plus grande roue du monde (non, pas une roue de vélo…) et de la Landtower, le plus haut bâtiment du Japonais, où j’ai pu voir un nouveau panorama… les photos se trouvent dans le dossier Yokohama, dans Voyages.

 

 

 


tremblement de terre (suite)

J'ai parlé avec un collègue du tremblement de terre de vendredi. Il m'a dit qu'il était de magnitude 5, ce qui est assez rare selon lui. C'est donc bien le plus puissant que j'ai senti depuis mon arrivée. Après une courte recherche sur le Net, j'ai trouvé que l'énergie développée lors d'un tremblement de magnitude 5 est équivalent à "la bombe atomique de Nagasaki"...mmm.... OK!

Cependant, il faut quand même noter que ça reste 1'000 fois plus faible que le tremblement de terre qui a secoué la Chine cette année. Donc, pas de souci n'est-ce pas?!