Comme tous les jours, je suis rentré aujourd’hui dès que la sonnerie annonçant la fin de la journée a raisonné dans le bâtiment Hitachi. Cependant, contrairement à « tous les jours », je n’étais pas seul à manger dans mon dortoir, sur les coups de 18h. En principe, j’ai le dortoir pour moi tout seul jusqu’aux environs de 22h, mais aujourd’hui, ô miracle, on était 5 pour le repas du soir. J’ai brisé le silence pour demander à un collègue/camarade de dortoir la raison de ce bouleversement des habitudes.
Et bien voilà l’explication qu’il m’a donnée : Comme tous les employés travaillent trop et font plus de 4 heures d’heures supplémentaires par jour (oui, j’en ai déjà parlé, mais je répète : cela sans compensation salariale ou autres… gratuitement !), l’entreprise a instauré une règle. Cette règle est que tous les mois, il y a un jour où tout le monde doit rentrer tôt, c’est-à-dire sans faire d’heure supplémentaire. Ceci afin que les employés ne travaillent pas trop, durant une journée en tous cas. Quelle gentille entreprise, quel geste social mes aïeuls ! Si vous vous demander pourquoi il m'a fallu 5 mois pour remarquer cela (alors que cette journée spéciale existe chaque mois), et bien, c'est parce que l'on a jamais eu besoin de m'en informer ou de venir me chercher à mon bureau, puisque lorsqu'il s'agit de s'en aller du travail, je suis ponctuel comme une horloge suisse.
Bref, en résumé, l’entreprise doit instaurer des règles pour éviter que les gens travaillent trop, un peu près tout le contraire de chez nous. Cela dit, je vous rassure : personne ne pleurait, de rage et de tristesse d’avoir dû quitter l’entreprise plus vite. Cependant, j’imagine que lorsque l’on rentre tous les jours à 22h-24h, que notre vie sociale est donc nulle, on doit ne pas savoir quoi faire de ce temps libre qui nous tombe dessus tous les mois. Je me demande si certains n’ont pas pris du travail en cachette, pour bosser dans leur chambre…
Ce week-end a été chargé en émotions et j’ai pu découvrir une nouvelle facette de la culture japonaise. Pour tout vous dire, ce week-end, j’ai mangé une fondue dans un chalet suisse au milieu de Tokyo, j’ai vu un homme faire un arrêt cardiaque au milieu d’une gare et s’écrouler (ce n’est pas un gag), et me suis même retrouver par hasard dans un couloir seul (enfin, avec Christophe) en compagnie d’une bonne cinquantaine de mannequins magnifiques qui préparaient un défilé (comme dans un rêve, sauf qu’aucune communication n’a eut lieu), mais tout cela n’est rien à comparer de THE aventure du week-end.
Avec Christophe (rappelez-vous, il était dans la même famille d’accueil que moi, mais il y a 6 ans, je l’avais vu lors du barbecue à Nanao il y a quelques mois maintenant), on a passé un week-end ensemble. Donc, comme le reste du week-end, résumé plus haut n’est que garniture, je vais directement passer à THE aventure. Dimanche, on avait décidé d’aller dans un « maid café », puisque c’est quelque chose de très japonais et donc un peu fou.
En bref, un maid café est une sorte de café-restaurant, où la clientèle est principalement composée de fan de mangas, de dessins animés japonais, voire, j’imagine, quelques pervers également (je vous laisse choisir dans quelle catégorie il faut nous placer). Dans un maid café, on vous reçoit comme un roi. Les serveuses utilisent un langage très honorifique (« Bienvenue maître » et des choses de ce style) et sont habillées d’une manière parfaitement ridicule, comme illustré sur la photo ci-dessous. De plus, elles servent la boisson ou la nourriture d’une manière très serviable et d’autres petits « plus » existent (voire plus bas).
Bon, comme tout ceci est payant et un brin ridicule, on a un brin hésité et tergiversé avant d’oser se lancer dans un de ces maid café. A l’entrée, une de ces serveuses superbement habillée est venue nous accueillir et nous expliquer les tarifs, ainsi que quelques règles. Comme 30 minutes dans une « cabine » était le même prix que 60 minutes dans le café normal, on s’est décidé pour la cabine spéciale (on avait pas l’intention de rester plus de 30 minutes de toutes manières). Elle nous conduit alors à notre table et j’entends devant moi Christophe qui dit en rigolant « Ah l’échec !! Ah l’échec !! ». En effet, ce fut la première grande surprise. Notre « cabine spéciale » se trouvait au bout du café (tout le monde pouvait nous voir) et était particulièrement bien aménagé : tapis rose, cousins roses en forme de cœur, une petite table rose en forme de cœur, des rideaux blancs avec un cœur rose au sommet, des petits cœurs roses sur le mur, lui également rose et une télévision qui passait des dessins animés japonais, posé sur un meuble… rose, avec des tiroirs en forme de… cœurs.
Le fou rire a été immédiat, je n’arrivais même pas à enlever mes souliers tellement mes larmes de rire m’empêchaient de voir ce que je faisais. On s’assied tant bien que mal, fou rire total, sans aucune retenue. La serveuse garde son esprit professionnel (très ridicule donc), et nous explique quelque chose, que l’on entend plus dans notre fou rire incroyable. Malgré qu’elle ne comprenait certainement pas pourquoi on riait (tout était normal pour elle), elle a finit par rire un peu et nous laisser récupérer. Après 5 minutes de larmes de rire, on a gentiment récupéré et repris assez de sens pour commander deux cafés.
Le fou rire était parti, seul le rire restait. Mais il n’était pas parti bien loin. Une nouvelle serveuse vient nous amener nos 2 cafés. Elle s’agenouille vers nous et là, j’ai arrêté de rigoler complètement. C’est dommage que ça n’a pas été filmé, parce que je devais vraiment la regarder la bouche bée, impressionné qu’une telle créature existe. Elle vivait dans un autre monde et ça se voyait dans tous ses gestes. Elle a versé le sucre et la crème de Christophe dans son café en lâchant un « puuuu » très mélodieux, nous as expliqué qu’elle aimerait bien regarder un dessin animé. Difficile à expliquer, mais elle semblait vivre dans un monde proche d’Alice au pays des Merveilles.
Je ne rigolais plus, intrigué par ce curieux animal, lorsqu’elle finit de remuer nos cafés (non, on ne fait pas ça soi-même dans un maid cafe), nous les tends et nous explique ce qu’il faut faire avant de boire le café (serait-ce pour le rendre meilleur ?). Avec sa voix d’enfant, elle nous fait un cœur avec ses main, nous prenant totalement par surprise et nous dis de faire la même chose qu’elle. Elle bouge ses mains, qui forment un cœur à gauche en disant « moééé », un coup à droite « moééé », et au centre, sur le café « kyuuuuuuuu ». Ma foi, on a suivi tant bien que mal ces trois gestes avec nos doigts en cœur, dans notre cabine rose bonbon remplie de cœurs. Mais alors que le rire était impossible à contenir, elle a dit qu’il fallait le faire encore une fois, « pour de vrai » (c’était que l’entraînement la première fois)… Mission impossible, j’avais déjà le visage dans ma main et je pouvais plus entendre, bouger mes mains et surtout pas lancer des « moéé », « moéé », « kyuuu ». La serveuse a dû partir en se demandant ce qu’on trouvait si drôle, mais je ne l’ai pas vu. Je pouvais plus bouger, je sentais mes larmes couler sur mon bras, les joues, le cou… Bref, ce deuxième fou rire fut encore plus long et plus difficile.
Après avoir perdu un bon litre de larmes devant d’autres clients incrédules (ils étaient certainement venu pour l’ambiance qu’ils aiment, pas pour en rire…), on est partit, avant que notre demie heure soit écoulé. Une maid nous a raccompagné à l’ascenseur en nous faisant beaucoup de « sayonara » très mignons et en faisant aller la main jusqu’à que la porte soir fermée. En plus, on a pris le régime « light », car on n’aurait certainement pas survécu si on avait pris les bonus qui sont proposés. On pouvait par exemple demander à une des serveuses de venir s’amuser avec nous, faire des jeux avec, regarder des dessins animés avec elle ou même faire une séance de photos, où on peut lui dire comment poser (il doit y avoir des limites, n’aller pas imaginer n’importe quoi !). D’ailleurs, la fille qui nous a versé les cafés (« puuu ») nous a dit qu’elle avait envie de regarder Naruto (un dessin animé) et il y a bien des chances qu’elle espérait qu’on l’invite. Bien entendu, tout cela est payant et on n’a pas le droit de prendre des photos dans le restaurant si l’on ne paye pas.
Encore maintenant, chaque fois que j’y pense, je me reprends un fou rire. J’ai raconté à mes collègues cette belle aventure et ils ont bien rigolé, surtout sur le « moéé, moéé, kyuu ! », ce qui m’a rassuré. En effet, les Japonais ne vont généralement pas dans ces cafés, qui sont plutôt destinés aux gens qui vivent dans des mangas, des jeux vidéo et qui ne sortent rarement de chez eux…
La journée en elle-même a commencé très tôt. En effet, ces « heures supplémentaires » commençaient samedi, à 8h15. Je me suis donc levé tôt, enfilé mon t-shirt jaune, mon bandeau jaune sur la tête, mes gants jaunes et je suis parti en direction de l’entreprise. A l’arrivée, je me suis inscris et j’ai foncé sans me retourner vers la cantine… jaune, bien entendu. Première surprise, il y a 3 cantines (jaune, bleue et rouge) et on doit vraiment se placer à cette cantine. Aucun contact entre les différentes équipes. Si vous pensiez pouvoir profiter des pauses pour aller parler avec votre meilleur ami de l’équipe adverse, et bien vous vous êtes trompé. Même les familles venus en spectateurs sont sommées de rester sous la cantine adéquate et reçoive un petit cours de comment faire aller un linge jaune et quels cris d’encouragement il faut hurler. Tout le monde participe. Ce n’est pas pour boire un p’tit verre entre amis que les familles sont venus, mais pour encourager de toutes leurs forces l’équipe de leur vie… De plus, tous les jaunes ont reçu un petit chapeau Pikachu, le symbole des jaunes.
Pour être bien officiel et bien organisé, une sorte d’arche d’entrée est posé de l’autre côté du terrain. Avant chaque compétition, les équipes passent par cette porte, l’air digne si possible. Première étape, tout le monde se retrouve sous cette arche et chaque équipe passe alignés par 4 bien en ordre, fais une petite parade autour du terrain, comme aux JO, un salut devant le patron de l’entreprise (!) et on a droit à une cérémonie d’ouverture. Je fus un peu surpris par le salut des bleus pour le patron, car en Europe on appelle ça un salut nazi (bon, au Japon, ils ne connaissaient pas cette signification). Je me suis contenté de faire des petits coucous de la main.
Après un discours très applaudi du patron, qui malgré sa non-participation aux compétitions restait la grande star du jour, comme de tous les jours de l’année d'ailleurs, chaque équipe a fait un petit spectacle. C’était vraiment drôle, même si je ne comprenais pas tout. Ils se lâchent vraiment, n’ont aucune honte et le résultat était pas mal. Malheureusement, je n’ai pas de films, mais voilà quelques photos, je vous laisse imaginer.
Ces spectacles ont été terminés par la petite chorégraphie d’encouragements de chaque équipe. Je me sentais très observé et très ridicule, mais c’est allé finalement, on est tous dans le même bain. Et bien entendu, avant de se lâcher dans la compétition très physique (lancer de balles de tennis à 2 mètres, tirer après une corde, etc… oulalala, comme c’est difficile n’est-ce pas ?), on a fait une séance de gymnastique. Je ferai un article sur cette magnifique tradition japonaise une autre fois. Mais imaginer 300 personnes qui font un petit échauffement d’un même geste synchronisé, car tout le monde le connaît par cœur (à part moi, bien entendu, qui essaye de suivre lamentablement). Très drôle.
Ensuite, la compétition a eu proprement lieu. Rien de bien extraordinaire à préciser, sinon que les encouragements semblent plus importants que les matchs en soi. Comme tout le monde ne se connaît pas forcément, il y a un type qui passe avec une pancarte et le nom de la personne qui court, imprimé sur feuilles A3, pour que tout le monde sache quel nom il faut hurler de toutes ses forces…
La fin de la compétition a été extraordinaire. Laissez-moi donc commenter ce fantastique dénouement. Alors que les équipes avaient plus ou moins le même nombre de points, tout allait se jouer sur la dernière compétition : la course en relais. Après une bonne vingtaine de relais où on faisait le yoyo, où les gens rapides succédaient aux plus lents, quelques chutes et rebondissements, le dernier coureur s’élance. Habillé de la tête aux pieds en pikachu, le symbole de la grandeur de l’équipe des jaunes, il court et dépasse dans le dernier virage la cheffe des bleus elle-même pour passer la ligne d’arrivée en vainqueur final de la journée. Toute l’équipe des jaunes s’élancent alors vers lui pour le soulever en triomphe et le lancer dans les cieux… Cela va sans dire que cet être extraordinaire qui nous a gagné une compétition de 4 heures grâce à la force de ses cuisses était notre chef, que l’on aime plus que le seigneur… J’ai trouvé que c’était une conclusion très japonaise, où le patron se retrouve le héros de la journée, porter en triomphe par tous ses employés.
Fin de la matinée en mangeant un bon petit dîner et une tombola finale, où les prix étaient ma foi, pas mal du tout (Wii, caméra,…). Bon, j’ai rien gagné, et c’est peut-être tant mieux, car tous les vainqueurs devaient faire un petit discours (je sais, je suis un lâche… ).
Bon là, il était 12h… Que faire du reste de la journée ? Et bien fêter cette victoire pardi ! Premièrement, dans l’entreprise avec les gains de la journée (les prix étaient des caisses de bières et des bouteilles de sakés). S’est ensuivi avec ceux qui voulaient continuer cette 3ème mi-temps dans une salle karaoké (vous en faites pas, on fait ne pas que chanter là-dedans, on boit et mange aussi…). L’équipe des bleus ont fait la même chose, mais bien entendu, dans une salle séparée… Faudrait pas pousser la familiarité trop loin non plus ! Ensuite, pour ceux qui le souhaitaient (dont moi), on est encore aller dans une izakaya, manger et boire a foison. Avec le reste des forces bleues cette fois. Ensuite, pour ceux qui le désiraient,… ben ouais, encore une autre izakaya. Bref, le sport de haute compétition a été poursuivi l’après-midi et le soir par un débit de boisson très poussé que je sentais plus que tout le lendemain dans ma tête (bizarrement, mes muscles n’ont pas trop souffert de ces exploits sportifs).
Bref, ce fut une journée inoubliable, qui m’a montré à quel point ce pays est différent de notre Suisse… Les photos se trouvent dans « choc culturel » (c’en est un, oui, un tout grand) , « journée sportive chez Hitachi »… (oui, je sais, je suis rouge sur les photos, mais c'est dû à un coup de soleil et à rien d'autre!!).
Comme annoncé, voici le compte-rendu de ma journée sportif de ce dernier samedi. Malheureusement, comme j’ai bien pris mon appareil photo, mais oublié ma batterie, je n’ai rien pu prendre en photos. Cependant, comme les caméras étaient nombreuses, je vais certainement en trouver et je les mettrai en ligne plus tard. Mais d’abord, voilà le compte-rendu de cette journée inoubliable.
Premièrement, je vais résumer l’importance de cet événement et de sa préparation. Durant deux semaines, l’entreprise était en effervescence, préparant ces joutes avec une motivation totalement inimaginable en Suisse. L’entreprise était divisée en 3 équipes : les rouges, les bleus et les jaunes. Ensuite, ces 3 équipes se sont mesurées sur différents jeux, le vainqueur final étant l’équipe ayant engrangé le plus de points durant la journée. Comme on était une bonne centaine par équipe, on s’est tout d’abord partagé les différentes compétitions. J’ai finalement fait partie de l’équipe de tir à la corde (2 équipes tirent sur une corde et essaye de tirer l’autre équipe), mais également d’un mini-basket (30 personnes lancent des balles de tennis dans un panier à 3 mètres de haut durant 30 secondes, l’équipe qui a le plus de balles dans le panier à la fin a gagné). Bref, ce n’est pas vraiment du sport, mais plutôt des jeux. Durant deux semaines, chaque équipe, divisée en groupe s’est organisé des séances d’entraînement durant notre courte pause de 12h et après le travail. Malgré que les jeux ne soient pas très compliqués, il y avait même des séances de stratégie… et pour organiser tout cela, j’ai reçu pas moins de 50 mails durant les 2 semaines ! Sachant qu’il me faut 10 minutes pour en lire un (court), je vous laisse compter ce que ça m’a pris sur mon précieux temps de travail (hum… enfin, sur mon temps AU travail).
Mais en plus de tous ces entraînements, je me suis retrouvé d’une manière dont je n’ai toujours pas compris, enrôlé dans l’équipe d’encouragement des Jaunes. Et là, c’était entraînements, répétitions tous les soirs après le boulot. Une petit chorégraphie très japonaise et de longues discussions sur par exemple comment présenter la paume des mains lorsque l’on lève les bras… C’est très japonais, car on peut pas se contenter de lancer un bon « hopp les Jaunes » de temps en temps, mais il faut carrément faire une chorégraphie, où tout le monde effectue exactement les mêmes mouvements, en criant super fort. C’est ce qui m’a le plus impressionné. Tous les Japonais ont un naturel assez réservé et timide. Mais là, ils hurlaient leurs trucs sans aucune retenue, en donnant vraiment tout, avec tout le corps qui tremblait tellement ils poussaient leurs limites. Bref, quand c’était mon tour, je me sentais pas très bien… Même les femmes criaient plus fort que moi. Par contre, après un certain temps, on arrive également à se lâcher, car on remarque que comme personne ne se moque ou sent le ridicule de la scène (que je sentais très fort moi), on voit qu’il n’y a pas de honte à avoir à mettre des habits ridicules et hurler des trucs comme « Allons gagner les jaunes » avec une intensité digne d’un général envoyant ces troupes à la guerre. En tout cas tant qu’on est sur cette île (j’exclus d’ores et déjà de vous faire une démonstration lors d’un retour en Suisse !).
Pour les habits, on avait un t-shirt jaune, un « bandeau japonais » jaune, alors que les femmes avaient des mini-jupes (je vous laisse deviner la couleur). Cependant, j’ai remarqué plus tard qu’on était vraiment nul à comparer des autres groupes, car ils avaient loués des costumes traditionnels vraiment jolis. Et leurs femmes à eux étaient habillées à l’américaine, mini-jupe et top comme il faut. Vraiment pas mal du tout si vous voulez mon avis (si vous le voulez pas, c’est le même prix).
Bref, la préparation fut intense, mais je vous rassure, également assez bon enfant, avec 1-2 sorties dans les izakayas pour boire et mangerjusqu’à plus soif. Le soir avant la grande journée, on a eu une dernière mise en commun dans l’entreprise, chaque équipe de son côté. Mais les groupes d’encouragement se sont défiés l’une l’autre (à celui qui hurle le plus fort, qui a la plus belle chorégraphie et effectue les plus beaux gestes), offrant à chaque fois un verre de saké au chef de l’équipe, qui est bien entendu un chef de l’entreprise (le mien est celui que j’avais maltraité à mon match de volet ma première semaine… si vous vous en rappeler), ainsi qu’au tout grand chef de la boîte qui fait un discours pour chaque équipe. Je pense qu’il est venu en dernier voir les Jaunes, car il avait l’air déjà passablement saoul lorsqu’il a fait son discours pour nous. Bon, ça c’est mon avis d’Européen, car mes collègues étaient pleins d’admiration pour leur patron qu’ils aiment profondément. J’ai bien entendu eu droit à des applaudissements et à des mentions spéciales aux présentations des jeux auxquels je participe. La grande star. Même les patrons m’applaudissaient et m’hurlaient des hourras.
Bon, je vais écrire le récit de la journée elle-même une autre fois, car je remarque que ça me prendrait encore 2 pages… Peut-être que j’aurai trouvé les photos d’ici là. A suivre donc…