Bilan
En effet, j’aurai tout de même vécu une année forte, qui dans mes souvenirs me paraitra comme bien plus longue, tant les souvenirs sont nombreux et forts. J’aurai pu tout de même apprendre une bonne base de japonais, permettant de me débrouiller tranquillement pour la vie de tous les jours. J’aurais voulu connaitre la langue plus complètement, pour pouvoir l’utiliser professionnellement sans rougir, mais je vois que cela nécessiterait plusieurs années et que non seulement cela ne vaut peut-être pas la peine professionnellement (l’importance du japonais dans le monde est presque nulle), mais je ne suis pas sûr de vouloir passer encore plusieurs années dans ce pays. En effet, la culture de ce pays est très différente de la notre et même si c’est très enrichissant et que certains aspects sont très agréables, d’autres facettes de la vie ici ne me plairait peut-être pas à long terme.
En dehors de cela, j’ai pu connaitre l’esprit d’entreprise et la culture du travail japonaise, qui doit être unique au monde et au combien différente du monde occidental. Jai pu faire cela de l’intérieur, en vivant seul parmi les japonais, un peu a la manière que Diane Fossey utilisa à son époque (ouai, un brin moins dangereux tout de même).
En résumé et en dehors de certaines personnes et d’autres choses inavouables, voilà un peu les choses qui me manqueront… ou pas!
Ce qui me manquera:
- la bonne nourriture, les soirées dans les izakayas a manger et boire de délicieux mets
- l’impression d’être une star mondiale à chaque fois que des gens me montrent du doigt ou me parle dans la rue (ou lorsque des jeunes filles inconnues lancent des “I LOVE YOU” dans la rue)
- la bonne ambiance entre collègues et les multiples sorties nocturnes ou sportives
- les nombreux voyages toujours intéressants d’un pays qui m’était totalement inconnu il y a peu
- être traiter comme un roi à chaque fois que l’on entre dans un magasin
- les aventures inattendues dues au choc culturel (maid cafe, journée sportive,...)
- le dépaysement, l’impression d’être sur une autre planète et de vivre quelque chose de vraiment fou
- passer mes soirées à apprendre le japonais et constater que cela fonctionne et que je m’améliore
- remarquer que mes études des idéogrammes portent leurs fruits et que je peux lire correctement le mode d’utilisation du jet des toilettes
- le calme, la propreté, la politesse
- les mini-jupes hivernales…
- Et enfin, d’observer mes collègues dormir au travail, les gens dormir dans le métro, dans l’ascenseur, assis, debout, couché,…
Ce qui ne me manquera pas:
- manger du riz et de la soupe miso trois fois par jour
- vivre dans une chambre de 4mx2m et avoir les douches et les WC beaucoup trop loin de mon lit à l’étage du dessous
- la trop grande retenue et politesse des japonais
- l’intérêt parfois ennuyant des japonais à mon encontre, simplement parce que je suis différent, comme si jetais un extraterrestre
- le fait d’être 100% dans l’entreprise, même lorsque je dors ou fais du sport
- de ne pas pouvoir parler correctement la langue et d’être ainsi incapable de participer à certaines discussions
- m’ennuyer au travail et ne recevoir aucune tâche
- être traiter comme un roi à chaque fois que l’on entre dans un magasin (ouai, ça saoule au bout d’un certain temps)
- passer mes soirées à apprendre le japonais sans constater aucune amélioration significative
- remarquer que mes études des idéogrammes ne portent aucun fruit et que je ne peux toujours pas lire correctement le mode d’utilisation du papier de toilettes
Bref, malgré la longueur des deux listes, je pense que j’ai eu droit a une expérience formidable, mais qu’une certaine pause “Suisse” est nécessaire, avant de repartir, une fois l’esprit reposé, la carrière relancée et le porte-monnaie renfloué pour de nouvelles aventures…
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16 Mars 2009 à 20:18 dans
- Choc culturel , Voyages


