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Petit Grégory au Japon

Festival Hyakumangoku Kanazawa

Ne vous inquiétez plus. Ca faisait en effet longtemps que je ne vous avais plus parlé de festival, mais cette longue attente est terminée. Le plus grand festival de la préfecture a eu lieu ce weekend. Et j’ai même pu participer activement (toutes les photos se trouvent dans le dossier Festival Hyakumango).

Samedi avait lieu la grande parade. Le cortège traversait toute la ville et beaucoup de monde participait. C’est vraiment très populaire ici, énormément de monde se trouvait au bord de la rue pour regarder le cortège. Vraiment impressionnant… Malheureusement, je n’ai rien vu du cortège. Juste un peu à la TV. Très décevant, parce que c’était gigantesque. Mais à la place, je devais aller m’entraîner à la danse pour participer à la suite de la fête. En effet, organisé par l’école, on a pu enfiler des kimonos et avec plein d’autres gaijin (étrangers) s’entrainer sur les trois pas de danses qu’il fallait connaître. Après 1 heure d’attente, 30 minutes d’entraînement (qui ne servait à rien… j’ai encore rien compris comment il fallait danser) et un petit en-cas, on est parti pour le centre-ville.

 

La 2ème partie du festival (après la parade qu’on n’a pas vu) est donc une danse effectuée par plusieurs centaines (milliers même je dirais) sur la rue principale. Ca se fait par équipe (de 30-200 personnes) et c’est réellement impressionnant. Les membres de chaque équipe sont tous habillés pareillement et toutes les équipes dansent exactement de la même manière (à part nous bien sûr, puisqu’on s’est entraîné 30 minutes, alors que les autres s’étaient entraînés plusieurs semaines…). Beaucoup de monde participe, ils sont bien organisés, des jeunes et des vieux, tous habillés avec de beaux kimonos. Bref, on voit rarement autant de bonne volonté en Suisse, je trouve. C’est très impressionnant... Sauf à notre passage, où c’est carrément ridicule. On nous a pris en photos bien mille fois durant les deux  heures que durait cette épreuve. Après 2 heures, on n’avait toujours pas compris les pas de danses et on savait plus qui étaient les profs, sur qui il fallait calquer nos pas. Bref, pour mieux illustrer, voilà la vidéo en deux parties : Premièrement, les pros (un groupe de japonais se battant pour la victoire et sachant réellement danser), puis un moment de pur plaisir avec notre groupe. Cherchez la différence (oui, on était sensé danser exactement de la même manière…) ! (désolé, mais je peux toujours pas mettre de vidéos sur le site... Il faut donc copier le lien ci-dessous).

 http://fr.youtube.com/watch?v=Jyqfx8swazk

 


Ikebana

L’ikebana est l’art de disposer des fleurs d’une manière plus ou moins réfléchie. Pour moi, c’était plutôt moins (réfléchie). On a donc reçu quelques fleurs, qu’il fallait couper et disposer de manière à avoir un bel ensemble. Le premier résultat de cette activité fut celle illustrée sur la photo ci-dessous.

 

 

En effet, Clément et moi, on a réussi à se démarquer de la classe de 20 personnes en étant les deux seuls être humains capables de se pincer les doigts avec les ciseaux… Le second résultat de cet après-midi, le voilà (avouez que vous trouvez ça fantastiquement beau) :

 

 

 


Hitachi

Voila nouvelle de la semaine: Finalement, je n'irai pas vivre à Tokyo... Etonnant, n'est-ce pas? En fait, ils se sont trompé à l'EPFL et mon stage se situera bien dans l'entreprise Hitachi, mais pas à Tokyo. Ce sera à Hitachi, ville de 200'000 habitants à 1h30-2h en train de Tokyo... C'est assez décevant de passer d'une ville de 40'000'000 d'habitants à une ville deux fois plus petite que Lausanne...

Après le choc et la déception en digérant cette nouvelle, je commence à récupérer. Une fois là-bas, ce sera surement bien aussi. Et il semble que les gens sont bien plus abordables dans les petites villes qu'à Tokyo (réputés pour leur manque de gentillesse). De plus, je suis assuré de rester un phénomène de foire, puisqu'il y aura certainement pas trop d'étranger dans cette petite bourgade au bord de la mer (enfin, de l'océan). Bref, je vois les choses d'une manière positive. En outre, un ancien qui a fait le même programme il y a 6 ans et qui vit encore au Japon a tenté de me rassurer en disant que ceux qui faisaient leur stage dans une petite ville avaient de meilleures conditions que dans les grandes villes (dortoirs corrects par exemple, collègues ouverts et dispos...). On verra bien et j'aurai bien le temps de découvrir Tokyo comme touriste aussi. A bientôt sur la même page pour découvrir cette petite ville, berceau de l'entreprise Hitachi!! En route pour de nouvelles aventures... Enfin, dans 3-4 semaines seulement...


Zazen

L’école a organisé quelques activités culturelles pour combler nos après-midi de libre. Le but est de découvrir la culture japonaise à travers ses traditions et ses arts. Je vais donc décrire quelques exemples d’activités culturelles. La première étant le Zazen (tout le monde sait ce que c’est, n’est-ce pas ?).

Le zazen s’effectue dans un temple bouddhiste et consiste à trouver son "moi  intérieure" à travers la méditation et le contrôle de son corps. Ca, c’est la théorie. La réalité est que l’on est allé dans un beau temple de Kanazawa, où l’on nous a appris le B.A.BA de la méditation bouddhiste. On a pu exercer les différentes positions de prières et autres, avant d’aller dans la salle de Zazen. Là, on a du s’asseoir en tailleur ( !) sur un coussin, où nos DEUX genoux devaient toucher le coussin. Ensuite, il faut conserver une position très calme, avec le dos et la tête droite, tout en relâchant la mâchoire… Et cela, durant 20 minutes. De plus, on nous a averti qu’à tout moment un moine pouvait nous frapper sur l’épaule avec un bâton (véridique : c’est pour éviter que les moines s’endorment parait-il). 

 

Voici le détail de ces 20 minutes de médiation sur mon « moi intérieur » :

Après 15 secondes : Premières douleurs dans les genoux…

Après 2 minutes : Comme mes deux genoux ne touchaient pas le coussin,  j’ai du interrompre ma méditation pour m’asseoir sur les genoux.

Après 2 minutes 30 secondes : Premières crampes sous les pieds, dues à ma nouvelle position.

Après 5 minutes : Recherche d’un sujet de réflexion pour oublier la douleur lancinante dans les pieds et les jambes.

Après 7 minutes : Sujet trouvé : suis-je le seul à réprimer un fou rire incontrôlable ? Pourquoi j’ai toujours envie de rire dans des moments où le silence est d’or ?

Après 8 minutes : Abandon du sujet de réflexion pour un autre plus urgent : pourquoi est-ce que je ne sens plus mes jambes ?

Après 12 minutes : Vais-je pouvoir remarcher un jour ?

Après 15 minutes : Et le coup de bâton, va-t-il le donner ? Vais-je éclater de rire avant ou après ?

Après 18 minutes : Pourquoi est-ce que la position du corps est si importante pour une réflexion sur son soi-intérieur ? En outre, comment vais-je faire pour me relever ?

Après 20 minutes : On n’a pas reçu de coups de bâton, dommage… Ah, il me faudra bien quelques minutes avant de pouvoir réutiliser mes jambes...

Résultat de la réflexion : Cette méditation m’a permis de découvrir que mon « moi-intérieur » n’est pas très sérieux. De plus, mon esprit a de la peine à se concentrer sur la réflexion intense, alors que mon corps n’est pas capable de s’asseoir en tailleur ou sur les genoux durant 20 minutes…