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Petit Grégory au Japon

Journée sportive chez Hitachi (Part 1)

Comme annoncé, voici le compte-rendu de ma journée sportif de ce dernier samedi. Malheureusement, comme j’ai bien pris mon appareil photo, mais oublié ma batterie, je n’ai rien pu prendre en photos. Cependant, comme les caméras étaient nombreuses, je vais certainement en trouver et je les mettrai en ligne plus tard. Mais d’abord, voilà le compte-rendu de cette journée inoubliable.

Premièrement, je vais résumer l’importance de cet événement et de sa préparation. Durant deux semaines, l’entreprise était en effervescence, préparant ces joutes avec une motivation totalement inimaginable en Suisse. L’entreprise était divisée en 3 équipes : les rouges, les bleus et les jaunes. Ensuite, ces 3 équipes se sont mesurées sur différents jeux, le vainqueur final étant l’équipe ayant engrangé le plus de points durant la journée. Comme on était une bonne centaine par équipe, on s’est tout d’abord partagé les différentes compétitions. J’ai finalement fait partie de l’équipe de tir à la corde (2 équipes tirent sur une corde et essaye de tirer l’autre équipe), mais également d’un mini-basket (30 personnes lancent des balles de tennis dans un panier à 3 mètres de haut durant 30 secondes, l’équipe qui a le plus de balles dans le panier à la fin a gagné). Bref, ce n’est pas vraiment du sport, mais plutôt des jeux. Durant deux semaines, chaque équipe, divisée en groupe s’est organisé des séances d’entraînement durant notre courte pause de 12h et après le travail. Malgré que les jeux ne soient pas très compliqués, il y avait même des séances de stratégie… et pour organiser tout cela, j’ai reçu pas moins de 50 mails durant les 2 semaines ! Sachant qu’il me faut 10 minutes pour en lire un (court), je vous laisse compter ce que ça m’a pris sur mon précieux temps de travail (hum… enfin, sur mon temps AU travail).

Mais en plus de tous ces entraînements, je me suis retrouvé d’une manière dont je n’ai toujours pas compris, enrôlé dans l’équipe d’encouragement des Jaunes. Et là, c’était entraînements, répétitions tous les soirs après le boulot. Une petit chorégraphie très japonaise et de longues discussions sur par exemple comment présenter la paume des mains lorsque l’on lève les bras… C’est très japonais, car on peut pas se contenter de lancer un bon « hopp les Jaunes » de temps en temps, mais il faut carrément faire une chorégraphie, où tout le monde effectue exactement les mêmes mouvements, en criant super fort. C’est ce qui m’a le plus impressionné. Tous les Japonais ont un naturel assez réservé et timide. Mais là, ils hurlaient leurs trucs sans aucune retenue, en donnant vraiment tout, avec tout le corps qui tremblait tellement ils poussaient leurs limites. Bref, quand c’était mon tour, je me sentais pas très bien… Même les femmes criaient plus fort que moi. Par contre, après un certain temps, on arrive également à se lâcher, car on remarque que comme personne ne se moque ou sent le ridicule de la scène (que je sentais très fort moi), on voit qu’il n’y a pas de honte à avoir à mettre des habits ridicules et hurler des trucs comme « Allons gagner les jaunes » avec une intensité digne d’un général envoyant ces troupes à la guerre. En tout cas tant qu’on est sur cette île (j’exclus d’ores et déjà de vous faire une démonstration lors d’un retour en Suisse !).

Pour les habits, on avait un t-shirt jaune, un « bandeau japonais » jaune, alors que les femmes avaient des mini-jupes (je vous laisse deviner la couleur). Cependant, j’ai remarqué plus tard qu’on était vraiment nul à comparer des autres groupes, car ils avaient loués des costumes traditionnels vraiment jolis. Et leurs femmes à eux étaient habillées à l’américaine, mini-jupe et top comme il faut. Vraiment pas mal du tout si vous voulez mon avis (si vous le voulez pas, c’est le même prix).

Bref, la préparation fut intense, mais je vous rassure, également assez bon enfant, avec 1-2 sorties dans les izakayas pour boire et manger  jusqu’à plus soif. Le soir avant la grande journée, on a eu une dernière mise en commun dans l’entreprise, chaque équipe de son côté. Mais les groupes d’encouragement se sont défiés l’une l’autre (à celui qui hurle le plus fort, qui a la plus belle chorégraphie et effectue les plus beaux gestes), offrant à chaque fois un verre de saké au chef de l’équipe, qui est bien entendu un chef de l’entreprise (le mien est celui que j’avais maltraité à mon match de volet ma première semaine… si vous vous en rappeler), ainsi qu’au tout grand chef de la boîte qui fait un discours pour chaque équipe. Je pense qu’il est venu en dernier voir les Jaunes, car il avait l’air déjà passablement saoul lorsqu’il a fait son discours pour nous. Bon, ça c’est mon avis d’Européen, car mes collègues étaient pleins d’admiration pour leur patron qu’ils aiment profondément. J’ai bien entendu eu droit à des applaudissements et à des mentions spéciales aux présentations des jeux auxquels je participe. La grande star. Même les patrons m’applaudissaient et m’hurlaient des hourras.

Bon, je vais écrire le récit de la journée elle-même une autre fois, car je remarque que ça me prendrait encore 2 pages… Peut-être que j’aurai trouvé les photos d’ici là. A suivre donc…