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Petit Grégory au Japon

Coucou nostalgique

Comme promis, voici le diaporama que j’avais fait sur mes moments « familiaux » à Kanazawa. C’est un résumé de tous ce que j’ai vécu avec ma famille d’accueil, ainsi qu’avec celles de Clément et Fred. On retrouve entre autres une sortie à la plage Chirihama, les kimonos de Otoosan, l’anniversaire de Imooto, ma cérémonie de clôture ainsi que les multiples sorties avec Okaasan sur un fond musical japonais, artiste recommandé par Okaasan (l'adresse youtube à recopier plus bas...)

お母さん、もう一度ありがとうごやいました。お世話になりました。音楽があります、お母さんのおすすめです。。。

http://fr.youtube.com/watch?v=VZx01Cjcr7M


izakaya

Ca fait maintenant 4 mois que je suis au Japon et je pense que c’est gentiment le moment d’expliquer quelque chose d’important : les sorties nocturnes. En effet, comme vous pourriez vous y attendre, c’est très différent de la Suisse. La culture japonaise offre toujours un grand choix, que ce soit en religion (toutes les religions du monde se retrouvent dans le pays malgré que 50% de la population se dit athée), en restauration, en vêtements ou en hôtels. Je vais donc commencer une « série » pour décrire les différents restaurants ou bars que j’ai pu voir au Japon (je vous avertis, certains seront assez loufoques).

Parmi tous ces établissements, l’izakaya est au Japon ce que sont les pubs/bars à notre culture. Il y en a à chaque coin de rue et ils sont très populaires. On y va principalement entre collègues de travail, voire entre amis ou en couple (plus rare et plutôt durant l’étape de « négociation », c’est-à-dire avant le mariageJ). Contrairement à nos bars, l’izakaya ressemble à un restaurant. En entrant, tout le personnel hurle un petit « Bienvenue » et on nous amène à notre table. Selon l’établissement, on s’assied sur le sol, en tailleur ou à genoux (on s’y habitue, mais ça reste douloureux), ou on a la chance de trouver des chaises à notre table.

Au Japon, on boit rarement sans manger. L’izakaya est l’endroit rêvé pour manger et boire. Le principe est de commander sur une carte de la nourriture réellement délicieuse, toujours en petites portions qui sont placées au milieu de la table et où tout le monde se sert librement. On se retrouve donc souvent avec de véritables festins. Et contrairement à l’Europe où on commande, mange et paye, dans une izakaya on commande, mange, re-commande, re-mange, re-commande, re-mange, petite pause, re-commande, re-mange et ainsi de suite (bon, on finit aussi toujours par payer). On mange lentement puisque de petites portions sont souvent partagées entre 5-6 personnes, mais toutes les 30-40 minutes, on rappelle le serveur pour commander les plats suivants. Du coup, on reste souvent 3 heures à table, en mangeant, et buvant bien sûr. C’est de véritables festins et on goûte vraiment à plein de plats, des sushis aux brochettes grillées, en passant par des salades, fruit de mer ou autres plats délicieux dont la traduction française n’existe sûrement pas et que je vous épargne donc.

Bien entendu, durant tout ce festin, on boit et plutôt rapidement. Le verre est souvent à moitié vide (ou à moitié plein), que le voisin t’en recommande un. On perd le compte de ce qu’on boit et mange, mais ça reste toujours très bon marché. C’est vraiment les meilleures soirées que l’on peut avoir au Japon… à condition d’y aller avec des Japonais. En effet,  les Japonais sont très à l’aise et sont en parfaite harmonie avec l’ambiance de l’izakaya, alors que si l’on y va sans trop connaître et entre Suisses, on aura plus de peine à commander et d’une manière générale, on se sent pas tout à fait dans l’ambiance. Et comme très souvent des murs séparent les différentes tables, on peut pas vraiment voir comment font les autres, ni socialiser avec les voisins, comme on le ferait dans nos bars. Ce que je trouve parfois dommage…

Voila quelques photos (Dossier de photos "Restaurants et bars") d'une sortie Izakaya pour le départ d'un Hollandais. Je suis désormais officiellement le seul Européen de Hitachi! 

 

 


Welcome to Coruscant

J’ai passé ce dernier week-end à Tokyo. Le moins que l’on puisse dire, c’est que j’ai été impressionné. J’ai commencé calmement, par un grand parc, rempli de très grands musés, dont les bâtiments sont signés par des architectes célèbres (dont un du Corbusier). Une petite promenade, où je suis tombé presque par hasard sur un temple. Vraiment immense et avec tout un quartier à ses pieds, remplis de petites échoppes, ventes de biscuits, poulpes grillées et autres. Et surtout, une foule pas possible. C’est là que je suis content d’être grand et de « dominer » le monde.

Je prends le train pour la station suivante. Après 20 minutes où je me perds dans la gare (dans toutes les gares de Tokyo il faut se perdre 20-30 minutes avant de trouver une sortie…), je regarde dans les nuages, immenses buildings partout devant moi. Une très grande rue, fermée aux voitures, remplies de magasins de luxe, sur plusieurs étages. Des centaines de gens sur toute la rue, je suis sous le choc. Pour rajouter encore à l’impression surréaliste du quartier, il y avait un orage et la foudre a frappé trois fois les buildings environnants, plein de gens sortaient des magasins pour voir ce qu’était ce bruit, si il y avait un bâtiment qui s’était écroulé. Je me calme un peu et pars à pieds pour voir de petits jardins et le quartier suivant.

Sans le savoir (rien de spécial écrit sur ma carte), je me retrouve au milieu d’une forêt de buildings, avec plusieurs étages de passage piétons, de trains et de routes. Vraiment super-moderne. Et une nouvelle fois je regarde le paysage la bouche grande ouverte. Je continue jusqu’au temple suivant, celui-là un peu décevant.

Comme il se fait tard et que je n’ai pas réservé de chambre (un peu benêt le petit Grégory), je retourne à la première gare où je suis arrivé, pour prendre mes affaires que j’avais laissées dans un locker. Comme la gare ne m’avait pas l’air immense, je pensais retrouver mon sac rapidement. Sauf que j’avais oublié que j’étais à Tokyo… Cette gare était en réalité immense… Bref, 30 minutes pour retrouver (par hasard et avec beaucoup de chance) mes affaires, je sors à la recherche d’un hôtel bon marché. Après quelques téléphones, je trouve une chambre dans un autre quartier de Tokyo, mais pas très loin. Et à nouveau, je découvre une gare vraiment immense, où il faut jouer des coudes durant 20 minutes pour trouver une sortie.

Un petit tour à l’hôtel et je ressors, pour voir Tokyo by night. On m’avait donné un arrêt de train où les Tokyoïtes aiment sortir. C’est assez calme, quelques pubs et bars. Je mange et prend le train pour la gare à côté que je crois plus connu pour les sorties. Je pensais être blasé après une journée de surenchères dans la folie, la grandeur et la foule. Et ben non… Devant la gare, la circulation est arrêtée toutes les 3-4 minutes pour laisser traverser les piétons… Et c’est bien mille personnes qui traversent à chaque fois. J’y suis retourné le lendemain durant la journée, c’était tout autant fou, voire plus encore. Je me croyais dans Braveheart, lorsque qu’une foule d’Ecossais foncent sur un bloc Anglais. On retrouve vraiment deux blocs noirs de monde qui traversent… Bon, il n’y a pas d’haches et personne ne meurt, mais c’est vraiment impressionnant. Tourné un peu dans ce quartier, où on trouve vraiment de tous les genres d’êtres humains (et d’habits… même certains on a de la peine à les classer dans un quelconque genre). Je retourne à l’hôtel vers 22h, après avoir passé la journée à être bouche bée devant le paysage, mais trouvant toujours quelque chose d’encore plus impressionnant à la gare suivante.

Le lendemain, je vais dans le quartier aux buildings (tous ceux que j’avais vu jusque là n’étaient que des arbustes en comparaison). Quelques photos du haut d’un building où on peut voir jusqu’au Mont-Fuji lorsqu’il n’y a pas de smog (je ne sais pas si ça existe). Encore un tour vers le Palais Impérial, malheureusement fermé aux visiteurs. Le Jardin Impériale est assez grand et est entouré d’un mur de… buildings… J’ai finis dans les alentours par la visite d’un temple assez célèbre, où il y avait environ dix personnes au mètre carré. Je crois qu’il y avait un festival, car beaucoup d’enfants portaient des kimonos. Encore une visite dans un parc vraiment extraordinaire, où plein de groupes de musique, et des artistes en tous genres (ou sans genre du tout) viennent se produire ou vendre leurs vieux habits dans un marché aux puces. Les gens sont habillés de toutes les couleurs et tous les genres s’y côtoient. Encore un tour dans la plus grande gare du monde et le plus grand magasin du monde, avant de retourner dans mon bled…

Je pensais vraiment pas pouvoir être pareillement impressionné. J’étais déjà allé à Osaka (2ème métropole du japon) ou Kyoto, mais là ça n’a rien à voir. Même Los Angeles me semble très petite et calme par rapport à ce que j’ai vu ce week-end. Toutes les gares sont immenses et surtout remplies de monde. A chaque fois, ça impressionne de voir autant de monde. Surtout que le quartier suivant est encore plus fou. De plus, c’est à souligner, on ne sent jamais mal à l’aise ou en danger malgré le monde. On a l’impression que rien ne peut nous arriver, à part se perdre soi-même. On ne craint pas les autres gens et c’est une ambiance assez calme malgré toute la folie environnante. Pour en revenir au titre et pour ceux qui ne connaissent pas Star Wars, Coruscant est une planète-capitale, uniquement occupée par des buildings. C’est vraiment l’impression que j’ai tiré de Tokyo. Il n’y a pas plusieurs centres intéressants, comme à Londres ou Berlin, mais on a l’impression que toute la ville EST un centre. Les buildings, les magasins, les musées et la foule sont partout. Bref, je me réjouis d’y retourner, surtout que je ne suis pas encore allé dans le quartier le plus moderne (connu pour ces buildings bien sûr… ça manquait un peu je trouve… J), ainsi que les sorties dans le quartier le plus agité de Tokyo (ceux que j’ai vu et qui m’ont laissé pantois n’étaient que des amuses-bouches…). J’ai fait exprès de pas nommer les différentes places que j’ai visité, je veux les présenter au fur et à mesure que je les connais plus. A bientôt donc…

 

 


La derniere histoire de Otoosan

Lors de mon dernier souper en famille a Kanazawa, 1-2 heures avant mon depart pour Hitachi, mon pere d`adoption en a profite pour m`informer de quelques details concernant ma nouvelle region. Alors qu`il etait a Mito (proche de hitachi) et qu`il dessinait le fameux parc de Mito pour une commande de kimono, il avait fait une experience enrichissante, mais qui sur le coup m`a un peu donne envie de pleurer... En effet, il a commence par me placer dans un contexte historique. Il y a tres longtemps, toutes les differentes regions du Japon  faisaient la guerre a son ou ses voisin(s). Une pratique commune a cette epoque etait de retirer de la region vaincue les "belles" personnes (quoique je ne sais pas si ca concernait aussi les hommes). Il m`a en effet decrit que environ une prefecture sur deux s`etait vue retirer de ses plus beaux elements... Et bien entendu, Hitachi etait une prefecture faible, a cote de l`immense Tokyo, et s`est fait donc syphonne de toutes ses plus belles creatures... C`est ainsi que selon Otoosan, c`est dans les genes des gens de Hitachi d`etre "pas beau". .. Lorsqu`il dessinait pres de son parc, il avait bien observe et m`a certifie que les gens etaient vraiment pas beau. Je sais pas si c`est de voir mon visage se decomposer au fur et a mesure de son histoire, mais il ne pouvait plus manger tellement il rigolait... En fait, il m`a explique avec l`Histoire du Japon en appui que j`allais dans une region ou les gens moches pullulaient.

 Et bien, allez-vous le croire? Il avait eniterement raison! La difference avec Kanazawa est eclatante et siderante. Les gens (enfin, je pourrais dire les femmes...je peux pas juger les hommes) sont reellement pas beaux, s`habillent mal et n`ont vraiment pas de charme. Alors qu`a Kanazawa je risquais le torticoli a chaque rue, ici aucun soupcon de beaute ne m`effleure... En plus, il y en a meme qui se permettent d`avoir un ou plusieurs bourelets, chose impensable a Kanazawa. Bon, a cela je pense avoir trouve la raison. A Kanazawa, les repas sont tres traditionnels, poissons, tofu et riz a volonte. Ici, il y a beaucoup de repas "occidentalise", c`est-a-dire viande、sauces et meme des pommes de terre. La difference dans la nourriture est vraiment grande et ca se reflete aussi dans les restaurants, differents de ceux de Kanazawa. C`est par cette difference de regime que j`explique le surpoids (tres relatif par rapport aux normes europeenes...) des habitants de Hitachi.

Lors de l`histoire de Otoosan, je ne croyais (ou ne voulait pas croire?) que ces mouvements de peuplades puissent avoir un effet sur la beaute de mes collegues aujourd`hui... Ben si! Bon, heureusement, il reste la beaute interieure.............. (serait-ce ironique? Je ne saurais y repondre...)